La côte de Messénie avec la pinède qui descend vers la mer
La côte entre Marathopoli et la baie de Navarin

En Messénie, les distances réelles sont courtes. Sur la carte, elles le sont encore plus, et c’est là que naît le malentendu : trente kilomètres de route intérieure, avec des virages et des traversées de villages, ne se font pas dans le temps qu’il faudrait pour trente kilomètres de voie rapide.

À quoi ressemblent les routes

Le réseau de cette partie du Péloponnèse se divise grosso modo en trois catégories. Il y a l’autoroute qui relie Athènes à Kalamata, moderne et rapide, mais qui reste loin de la côte ionienne. Il y a les routes provinciales qui relient les principales localités, Pylos, Méthoni, Kyparissia, en bon état et à circulation fluide. Et puis il y a les routes locales, celles qui mènent aux villages et aux plages : étroites, souvent sans marquage central, avec par endroits un revêtement irrégulier.

Aucune d’elles n’est difficile, mais toutes demandent de rouler doucement. Sur les routes entre les oliveraies, on croise des engins agricoles, des troupeaux et des virages sans visibilité, et dans les villages les rues sont étroites, avec des voitures garées des deux côtés.

Les distances réelles

Pour vous repérer : d’ici, Marathopoli est à quelques minutes, le palais de Nestor à onze kilomètres, Voidokilia à huit, Pylos à une vingtaine de minutes en voiture. Vers le sud, Méthoni est à une demi-heure et Koroni à un peu plus d’une heure. Vers l’intérieur, l’antique Messène est à environ une heure et demie et Kalamata à un peu plus d’une heure.

Ce sont toutes des excursions d’une demi-journée ou d’une journée, et aucune n’oblige à partir à l’aube. Le conseil pratique : ne pas en caser deux éloignées l’une de l’autre le même jour. La Messénie se savoure mieux à petites doses.

GPS, carburant, stationnement

Le GPS fonctionne bien, mais à la campagne il peut proposer des raccourcis par des pistes ou des chemins agricoles : quand la route suggérée cesse visiblement d’être une route, mieux vaut revenir sur l’axe principal. Télécharger les cartes hors ligne avant de partir est toujours une bonne idée, car la couverture réseau n’est pas homogène.

Les stations-service se trouvent dans les principales localités et le long des grands axes, moins dans les villages : mieux vaut ne pas descendre sous le quart du réservoir quand on circule sur les routes de l’intérieur, et se rappeler que dans beaucoup de villages, elles suivent les horaires des commerces.

Se garer est généralement simple, sauf sur les plages les plus célèbres aux heures centrales de juillet et d’août : à Voidokilia, en haute saison, arriver tôt règle aussi ce problème.

Quelle voiture choisir

Pas besoin de 4x4. Une citadine passe partout où il faut passer et, dans les ruelles des villages comme sur les parkings improvisés des plages, une petite voiture est même un net avantage. Ce qui compte le plus, c’est la climatisation, qui l’été n’est pas une option, et un minimum d’attention au revêtement sur les accès non goudronnés.

Si vous louez une voiture, lisez attentivement les conditions relatives aux dommages au soubassement et aux pneus : ce sont les postes le plus souvent exclus des couvertures de base, et précisément ceux qui sont exposés sur les pistes.

Conduire avec bon sens

Le style de conduite local est plus fluide et moins formel que celui auquel vous êtes sans doute habitué : il arrive que les voitures se rangent sur la droite pour laisser passer ceux qui arrivent derrière, même en dehors des refuges. Ce n’est pas une invitation à faire de même, mais le savoir évite les surprises.

Dans les villages, on roule doucement : les rues sont étroites, il y a des piétons, des scooters et des animaux, et les dos-d’âne ne sont pas toujours signalés. Hors agglomération, en revanche, le principal problème, ce sont les virages sans visibilité et les engins agricoles lents. Dans les deux cas, la solution est la même : ne pas être pressé, ce qui est d’ailleurs la bonne façon de vivre ici.

Une dernière chose : sur de nombreuses plages et de nombreux sites de la région, le dernier accès se fait sur piste ou sur un revêtement irrégulier. Une citadine passe partout, mais mieux vaut avancer lentement, surtout avec une voiture de location.

Tout dans un rayon de vingt minutes

La situation de la maison, entre Marathopoli et la baie de Navarin, permet de rejoindre plages, forteresses et sites archéologiques sans jamais faire de longs trajets.

Et dans la maison, vous trouverez l’huile d’olive vierge extra et le savon faits avec les olives de notre oliveraie.